MANO MASK
Liberia
Height 26 cm
Although sharing many formal characteristics with its Dan neighbors, the present mask actually stems from the smaller Mano ethnic group who occupy the northeastern part of Liberia known today as Nimba County and some parts of modern-day Guinea. Mano artists have been long praised by classical African art connoisseurs for their artistic achievements, most notably their sophisticated masking tradition. With roles varying from entertainment, education, social, political, or judicial matters, Mano masks are a physical embodiment of bush spirits, known as Du. The forest is a supernatural realm and considered sacred; donning masks such as this was one of the only ways to access that realm and commune with the Du. Known to the Mano as geh-naw, the present mask's artistic quality would have been immediately apparent. Its facial features display a superb balance and refinement that distinguish it as a masterpiece in the canon. One is immediately struck by the somber soulfulness of the delicately rendered eyes, once clad with white clay. By offering us a long slender nose, coupled with full, naturalistic lips and philtrum, the sculptor demonstrates his command of naturalism. The feminine ideal is further explored with the use of high, dainty cheekbones and richness of the dark surface. All that remains of the headdress is a braided fiber core, offering us a hint of the spectacular ornamentation that once crowned the mask. The interior displays superb adze working as well as a developed, almost chocolate-like, patina—attesting to the mask's long use and great age. Until the discovery of the present mask, an example sold by Pace Gallery in 1994 was the only known work by this unidentified yet master carver.
Cole Harrell
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MASQUE MANO
Liberia
Hauteur 26 cm
Bien qu'il partage de nombreuses caractéristiques formelles avec ses voisins les Dan, ce masque provient en réalité du groupe ethnique mano, plus petit, qui occupe la partie nord-est du Liberia, connue aujourd'hui sous le nom de comté de Nimba, et certaines parties de l'actuelle Guinée. Les artistes mano sont depuis longtemps loués par les connaisseurs de l'art africain classique pour leurs réalisations artistiques, et plus particulièrement pour leur tradition sophistiquée de masques. Les masques mano, dont les rôles varient entre le diver-tissement, l'éducation, les questions sociales, politiques ou judiciaires, sont l'incarnation physique des esprits de la brousse, connus sous le nom de Du. La forêt est un royaume surnaturel et considéré comme sacré ; porter des masques comme celui-ci était l'un des seuls moyens d'accéder à ce royaume et de communier avec les Du. Connu des Mano sous le nom de geh-naw, la qualité artistique de ce masque devait être immédiatement évidente. Les traits du visage présentent un superbe équilibre et un raffinement qui en font un chef-d'œuvre. On est d'emblée frappé par la noirceur des yeux délicatement rendus, autrefois recouverts d'argile blanche. En nous offrant un nez long et fin, associé à des lèvres et un philtrum pleins et naturalistes, le sculpteur démontre sa maîtrise du natu-ralisme. Lidéal féminin est approfondi par l'utilisation de pommettes hautes et délicates et par la richesse de la surface sombre. De la coiffe, il ne reste qu'une âme en fibre tressée, qui laisse entrevoir l'ornementation spectaculaire qui couronnait autrefois le masque. L'intérieur présente un superbe travail d'herminette ainsi qu'une patine développée, presque chocolatée, qui témoigne de la longue utilisation du masque et de son grand age. Jusqu'à la découverte de ce masque, un exemplaire vendu par la Pace Gallery en 1994 était la seule œuvre connue de ce maître sculpteur non identifié.
Cole Harrell
